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Arythmie cardiaque (fibrillation atriale)

Prise en charge

Introduction

La prise en charge de l’arythmie cardiaque ou fibrillation atriale vise à normaliser le rythme cardiaque et à empêcher l’apparition de caillots de sang.

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Les différentes prises en charge

La prise en charge de l’arythmie cardiaque ou fibrillation atriale est double : réguler le rythme cardiaque et empêcher l’apparition de caillots de sang pour prévenir la survenue d’un AVC.

Médicaments anti-arythmiques
  • Médicaments anti-arythmiques

Ces médicaments permettent de régulariser le rythme du cœur.

En cas d’échec de ce traitement médicamenteux, votre médecin pourra discuter avec vous des alternatives de traitement :

  • La cardioversion électrique

Un choc électrique externe est délivré sur la poitrine dans le but de faire retrouver au cœur un rythme sinusal donc régulier. Ce choc électrique se fait sous anesthésie générale et par un cardiologue. Il peut être précédé d'une échographie transoesophagienne* afin de s'assurer de l'absence de caillot dans le cœur (thrombus intracardiaque ).

*L’échographie transoesophagienne est avant tout une échographie (méthode d’imagerie par ultrasons). La sonde d’échographie utilisée a la forme d’un tuyau souple qui passe par la bouche puis le pharynx et enfin l’œsophage. Le but principal de cet examen est d’obtenir des images des zones du cœur difficilement accessibles par la technique plus courante de l’échocardiographie faite au niveau du thorax. L'abréviation commune est ETO.

La FA pouvant entraîner la formation d’un caillot dans le cœur, la cardioversion est susceptible de détacher cet éventuel caillot. Il pourrait alors se déplacer vers les artères cérébrales et provoquer un Accident Vasculaire Cérébral (AVC). Afin d’éviter la formation du caillot, un traitement anticoagulant est prescrit en amont de l'intervention. Il est indispensable de bien respecter la dose prescrite et de prendre quotidiennement le traitement pendant au moins 3 semaines consécutives avant l’intervention. La cardioversion ne pourra être réalisée que si ces conditions ont été respectées.

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  • Ablation par cathéter

Cette technique mini-invasive est maintenant devenue une intervention fréquente utilisée pour prévenir les récidives d’arythmie cardiaque. Il s'agit d'une procédure sous anesthésie locale. Un cathéter en plastique souple est introduit depuis la veine fémorale jusqu’à l’intérieur du cœur. La pointe du cathéter est dirigée vers l’emplacement du tissu responsable de l’arythmie. Une fois au bon endroit, la chaleur (radiofréquence) ou le froid (cryoablation) est envoyé pour cautériser (brûler) le tissu. Cette procédure permet au cardiologue d’interrompre la transmission des impulsions électriques irrégulières. Si le traitement fonctionne, le rythme du cœur redeviendra sinusal (c’est-à-dire normal).

La prise en charge médicamenteuse pour éviter la formation de caillots sanguins
  • Les anticoagulants

Ces médicaments servent à fluidifier le sang afin d’éviter la formation d’un caillot sanguin. Les anticoagulants sont utilisés en prévention de la survenue d’un AVC.

Les anticoagulants dans la FA

A quoi servent-ils ?

Lors d’un saignement, l’arrêt de l’écoulement sanguin se produit en deux étapes :

Entaille
  • Dans les secondes qui suivent une blessure vasculaire, les plaquettes sanguines s'activent et s’agglutinent pour fermer le « trou ». C’est la formation du clou plaquettaire.
  • Dans la minute qui suit, il y a production de fibrine dans le sang afin de former une sorte de filet destiné à retenir des globules rouges pour former un caillot plus solide. Différents mécanismes surveillent et limitent la formation du caillot au niveau de la zone lésée. Dans les semaines qui suivent, une fois le vaisseau cicatrisé, le caillot finit par se dissoudre spontanément et progressivement.

Mais, lorsque vous êtes atteint d’arythmie cardiaque, votre cœur bat anormalement et un caillot sanguin peut se former. Dans ce cas, un traitement anticoagulant peut être prescrit. Il va limiter la capacité du sang à coaguler et empêcher la formation d’un caillot. Le traitement anticoagulant permet de prévenir le risque de faire un AVC.

Néanmoins, il existe deux risques :

  • Le risque de saignement (« Si j'ai pris plus de médicament que j'aurais dû... »)
  • Le risque de formation d’un caillot (« Si j'ai oublié de prendre mon médicament... »).
Les différents types d’anticoagulants
  • AVK : Antivitamine K

Focus Vitamine K

Pour fabriquer les protéines nécessaires à la coagulation, le foie a besoin de la vitamine K. Un antivitamine K (AVK) est un médicament anticoagulant qui ralentit la coagulation en s'opposant à l'action de la vitamine K. Les effets du traitement par AVK varient dans le temps en fonction de différents paramètres (l’alimentation par l'apport de vitamine K, la prise concomitante d'autres médicaments…). Il faut trouver la dose adaptée à chacun et effectuer une surveillance régulière tout au long du traitement pour le stabiliser par la réalisation de prises de sang pour contrôler une valeur nommée INR (International Normalized Ratio).

Pour plus d'information sur votre traitement, lisez attentivement la notice qui se trouve dans la boite de votre médicament.

Il faut être attentif aux aliments riches en vitamine K et les manger de manière équilibrée. Ces derniers ne sont pas interdits mais ils doivent être répartis régulièrement dans l'alimentation et être consommés sans excès.

Aliments riches en Vitamine K

Tomates, choux, chou-fleur, choux de Bruxelles, brocoli, épinards, laitue, persil, avocats, foie et abats, jaune d'œufs, lentilles, algues sèches, thé vert, millepertuis.

Enfin, il ne faut pas pratiquer l’automédication et demander conseil à son pharmacien ou son médecin. Certains médicaments sont à éviter, sauf accord médical et surveillance rapprochée de l’INR, par exemple : les anti-inflammatoires non stéroïdiens, les laxatifs ou encore certains somnifères et antibiotiques.

Focus INR

L'INR permet d'évaluer l'activité du traitement AVK (degré de fluidité du sang : normal, un peu ou trop fluide). L'INR « cible » est la valeur d'INR à rechercher pour obtenir un traitement équilibré (c’est-à-dire le meilleur compromis entre le risque de caillot et le risque de saignement). Sous traitement antivitamine K et en cas de FA, la valeur de l'INR doit se situer généralement entre 2 et 3 (et entre 3 et 4 pour les valves mitrales mécaniques). La valeur de l'INR ayant tendance à fluctuer, il est nécessaire de réaliser régulièrement des prises de sang.

L’INR doit être effectué le matin, le plus tôt possible et si possible toujours dans le même laboratoire. Au minimum 1 fois par mois et autant de fois que nécessaire (par ex. entre 3 et 4 jours après tout changement de dosage, en cas d'oublis intermittents, en cas de diarrhée, ou de vomissements, lorsque votre ordonnance vient d’être modifiée par votre médecin, etc.). Après appel du laboratoire en début d'après-midi pour obtenir le résultat, celui-ci est à transmettre au médecin traitant ou au cardiologue. Le carnet « Vous et votre traitement anticoagulant par AVK » est alors mis à jour.

Si l'INR est en-dessous de la cible, il faut augmenter la dose (selon le type d'AVK) et faire un contrôle 3 à 4 jours après la modification. Si l'INR est au-dessus de la cible, il faut diminuer la dose (selon le type d'AVK) et faire un contrôle 3 à 4 jours après la modification. Il est important de suivre les recommandations du médecin traitant sur le mode de surveillance.

Un traitement équilibré correspond à un INR stable retrouvé lors de plusieurs contrôles consécutifs pour une même dose.

  • Anticoagulants AOD : Anticoagulants Oraux Directs

Les anticoagulants oraux directs sont des traitements administrés par voie orale. Ils ciblent un facteur spécifique de la cascade de la coagulation. Selon le traitement, la posologie est de 1 ou 2 prise(s) par jour, sous forme de comprimés ou de gélules.

A la différence des AVK, la dose administrée est fixe et il n'est pas nécessaire de réaliser des prises de sang régulières pour adapter le traitement. Néanmoins, comme tous les anticoagulants, une surveillance clinique étroite est recommandée tout au long du traitement.

Avant d'instaurer ce traitement anticoagulant, un contrôle de la fonction rénale (créatinine et clairance) doit être effectué puis contrôlé régulièrement. Pour les patients insuffisants rénaux, la posologie doit parfois être adaptée.

Comme tout médicament, il est important de bien suivre la prescription (nombre de comprimés par jour, heure et moment de la prise…) : l'arrêt ou la modification du traitement sans l’accord du médecin peut être dangereux.

Quel que soit l'anticoagulant prescrit, le traitement doit faire l'objet d'une surveillance médicale. En cas de saignement inhabituel ou pour toute question, consultez rapidement votre médecin ou votre pharmacien.

 

Pour plus d'information sur votre médicament, vous pouvez également vous référer à la notice d'information présente à l'intérieur de la boite.

 

EN SAVOIR PLUS | Bien vivre avec un traitement anticoagulant, les conseils